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Une bonne CLI .NET traite sa syntaxe comme une API : commandes, options, sorties et codes de retour doivent rester prévisibles pour les personnes comme pour les scripts. Commencez par une grammaire simple et documentée, puis ajoutez System.CommandLine, l’injection de dépendances ou Native AOT uniquement lorsque leurs capacités répondent à un besoin concret.

Concevez d’abord une interface qui peut durer

Les utilisateurs peuvent intégrer vos commandes à des scripts. Une modification qui semble mineure — renommer une option, changer sa valeur par défaut ou déplacer un argument — peut donc casser des automatisations. Microsoft résume ce risque ainsi : “Once you create a CLI, it is hard to change, especially if your users have used your CLI in scripts they expect to keep running.” (Microsoft Learn, « Command-line design guidance ».)

Organisez les commandes par domaine, puis nommez les actions avec des verbes. Par exemple, une CLI de gestion de projets pourrait proposer project list, project create et project delete. Les options servent généralement à préciser une action — comme --output json — plutôt qu’à la dissimuler.

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  • Préférez des noms cohérents, concis, en minuscules et en kebab-case : --output-file.
  • Limitez les alias courts et choisissez-les sans ambiguïté.
  • Respectez les attentes courantes : -i/--interactive pour le mode interactif, -o/--output pour le format ou la destination de sortie, et -v/--verbosity pour le niveau de détail.
  • Expliquez les conventions retenues, notamment si elles diffèrent de celles du .NET CLI ou des conventions POSIX.

Une option --interactive indique que l’outil peut demander des informations. Précisez ce qui se passe lorsqu’elle est absente, afin qu’un script ne se retrouve pas bloqué par une invite inattendue.

Choisissez comment analyser les commandes

Pour une petite CLI, une analyse manuelle des arguments peut suffire. Quand les commandes, options, règles d’aide ou besoins de complétion se multiplient, System.CommandLine fournit une infrastructure .NET pour analyser les arguments et afficher l’aide. Microsoft indique que la bibliothèque prend en charge les conventions POSIX et Windows, la complétion par tabulation et les fichiers de réponse; elle est aussi décrite comme compatible avec le trimming et adaptée aux applications AOT.

Le tutoriel de démarrage de Microsoft construit une commande racine avec une option FileInfo, analyse les arguments et lit la valeur obtenue. Il montre également un piège utile : si aucune option n’est donnée et que l’action racine ne traite pas ce cas, l’aide ne s’affiche pas automatiquement. Une fois une action ajoutée, RootCommand fournit par défaut --help, --version et la directive de suggestion. Le tutoriel illustre les mécanismes; ce n’est pas un benchmark ni une validation en production.

Définissez les cas de syntaxe attendus

La syntaxe de System.CommandLine couvre notamment les alias, les options booléennes, l’arité, les options placées avant ou après les arguments, les fichiers de réponse et le séparateur --. Ce dernier est important lorsqu’une commande doit transmettre des arguments à un programme lancé : avec dotnet run, les tokens après -- sont transmis à l’application.

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Documentez les cas limites que votre CLI accepte et testez-les dans les environnements visés. Ne supposez pas que chaque shell ou outil hôte interprète les arguments de la même manière.

Faites des erreurs, sorties et codes de retour un contrat clair

Une CLI sert à la fois à une personne qui lit le terminal et à un script qui examine le résultat. Définissez les arguments requis, les valeurs par défaut, les validations, les messages d’erreur et les codes de sortie. Envoyez les diagnostics et les erreurs vers stderr; réservez stdout aux résultats que l’utilisateur peut vouloir rediriger ou traiter.

Le tutoriel de System.CommandLine montre une erreur d’analyse accompagnée d’un message et de l’aide, avec un code de sortie 1. Il montre aussi qu’une action peut renvoyer un entier. Ces exemples illustrent les mécanismes, mais ne définissent pas un code universel pour toutes les erreurs métier. Choisissez et documentez vos propres codes afin que les scripts puissent les interpréter de façon stable.

Testez le comportement observable

Séparez autant que possible l’action métier de l’analyse des arguments. Cette séparation permet de tester la logique indépendamment de la grammaire de la CLI. Ajoutez des tests d’intégration pour vérifier les commandes réellement invoquées, les sorties sur chaque flux et les codes de retour correspondant au contrat choisi.

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Gardez l’architecture proportionnée

Une application console modeste peut rester une application console simple. Si la configuration et la composition des services prennent de l’ampleur, le Generic Host et IServiceCollection offrent une manière documentée d’enregistrer des services et de construire un fournisseur via IHost. L’exemple Microsoft cible .NET 10. Il montre que l’injection de dépendances est disponible, pas qu’elle soit nécessaire dans chaque CLI.

Avant d’ajouter cette infrastructure, demandez-vous si elle clarifie réellement l’organisation du programme. Pour une poignée d’opérations indépendantes, ses concepts et sa configuration peuvent coûter plus qu’ils ne rapportent; pour une application composée de nombreux services, elle peut fournir une structure utile.

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Décidez si Native AOT convient à la distribution

Native AOT publie une application autonome compilée en code natif, sans compilation JIT à l’exécution. Microsoft associe cette approche à un démarrage plus rapide, une empreinte mémoire plus réduite et la possibilité d’exécuter l’application sur une machine dépourvue du runtime .NET. Ces avantages généraux ne garantissent pas un gain mesuré pour une CLI donnée.

La publication AOT implique aussi des contraintes : il faut produire une version adaptée au système d’exploitation et à l’architecture visés, disposer des chaînes d’outils et dépendances natives nécessaires, et vérifier que les bibliothèques utilisées sont compatibles avec AOT. Microsoft recommande d’examiner les dépendances et d’utiliser les analyseurs de compatibilité.

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  • Si la simplicité de publication et la compatibilité des dépendances priment, une publication .NET classique peut être le choix le plus direct.
  • Si l’absence de runtime installé ou les caractéristiques de démarrage et d’empreinte sont importantes, évaluez Native AOT pour chaque cible de distribution.
  • Dans les deux cas, validez les artefacts et les dépendances pour les systèmes et architectures que vous comptez réellement prendre en charge.

Une séquence de conception pratique

  1. Écrivez les commandes attendues. Regroupez-les par domaine et choisissez des verbes pour les actions.
  2. Fixez la grammaire publique. Définissez les options, alias, valeurs par défaut, comportements interactifs et règles de transmission d’arguments.
  3. Précisez le contrat d’automatisation. Distinguez résultats et diagnostics, puis documentez les codes de sortie.
  4. Choisissez l’analyseur. Restez simple si la syntaxe l’est; évaluez System.CommandLine lorsque l’aide, la complétion, les fichiers de réponse ou une grammaire plus riche sont utiles.
  5. Ajoutez l’architecture nécessaire. Introduisez Generic Host et DI si la composition du programme le justifie.
  6. Choisissez le mode de publication après vérification des cibles. Pour Native AOT, contrôlez la compatibilité des dépendances et les exigences de chaque système et architecture.
  7. Testez l’interface comme un utilisateur le ferait. Vérifiez les commandes, erreurs, deux flux de sortie et codes de retour avec les arguments représentatifs.

Pour approfondir les conventions de la chaîne de commandes .NET, consultez la documentation du .NET CLI; pour les règles reconnues par System.CommandLine, consultez son aperçu de la syntaxe.

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