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La guerre a repris parce que l’accord de Pretoria, signé en novembre 2022, a arrêté les combats entre le gouvernement fédéral et le TPLF sans régler les conflits de pouvoir et de territoire au Tigré. Les divisions politiques locales, les tensions entre forces armées et les rivalités régionales ont fragilisé cette paix. Fin septembre 2026, des affrontements renouvelés ont été signalés entre forces régionales du Tigré et armée fédérale.

Que s’est-il passé au Tigré ?

Le 23 septembre 2026, Reuters a rapporté que des forces régionales du Tigré avaient pris le contrôle de trois aéroports et affronté l’armée fédérale en plusieurs endroits. Dans des comptes rendus publiés plus tard en septembre, Associated Press a décrit une escalade et fait état de la prise de l’aéroport de Mekelle, rapportée par les parties au conflit. Les versions divergent sur l’initiative et la responsabilité du déclenchement des hostilités : les informations disponibles ne permettent pas de désigner un seul camp comme responsable.

Le TPLF a également annoncé une alliance avec six groupes d’opposition armés. Cela ne prouve pas que chacun de ces groupes ait participé aux premiers combats.

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Pourquoi l’accord de Pretoria n’a-t-il pas empêché la reprise des combats ?

Une paix qui n’a pas réglé le partage du pouvoir

L’accord de Pretoria a officiellement mis fin à la guerre de 2020–2022 entre le TPLF et les forces fédérales. Mais les parties ont continué à s’accuser de ne pas respecter l’accord et de manquer de bonne foi. Selon Reuters et Associated Press, les divisions au sein du TPLF et le remplacement, en mai 2026, du dirigeant régional Tadesse Werede par un nouveau conseil dirigé par Debretsion Gebremichael ont aggravé les tensions. Cette reprise de contrôle politique a écarté l’administration intérimaire et est devenue un nouveau point de rupture.

Des territoires disputés toujours sans solution

Le statut des zones disputées à la frontière du Tigré et de l’Amhara reste un enjeu central. L’International Crisis Group rapporte que des forces et milices amhara ainsi que les forces fédérales contrôlaient conjointement ces territoires depuis la guerre précédente. Le retour des personnes déplacées et la question de l’autorité sur ces zones n’ont pas été réglés. Ces désaccords, déjà sensibles, ont nourri les frictions entre forces tigréennes et Tigray Peace Force, les heurts locaux et les déploiements militaires vers les frontières du Tigré.

La guerre actuelle est-elle la même que celle de 2020–2022 ?

Point de comparaison Guerre de 2020–2022 Combats renouvelés, septembre 2026
Protagonistes Forces fédérales éthiopiennes et TPLF; l’Érythrée avait combattu aux côtés du gouvernement fédéral. Reuters rapporte des affrontements entre forces régionales du Tigré et armée fédérale. Le TPLF a annoncé une alliance avec six groupes armés, sans preuve que tous aient combattu dès le début.
Accord de Pretoria La guerre a pris fin officiellement avec sa signature en novembre 2022. L’accord n’a pas réglé les différends politiques et territoriaux qui alimentent les tensions.
Contexte Guerre opposant le gouvernement fédéral au TPLF, avec la participation de l’Érythrée aux côtés d’Addis-Abeba. Les tensions autour des territoires disputés se mêlent à une détérioration des relations régionales et à des rivalités plus larges.

La configuration actuelle diffère donc de la guerre précédente; Associated Press rapporte cette appréciation de Kjetil Tronvoll, spécialiste de l’Éthiopie à Oslo New University College. Il ne faut pas transposer les bilans de l’ancien conflit aux combats actuels.

Pourquoi les pays voisins comptent-ils ?

L’Érythrée, qui n’était pas partie à l’accord de Pretoria, a combattu aux côtés du gouvernement fédéral lors de la guerre précédente. Reuters signale depuis une détérioration des relations entre Asmara et Addis-Abeba, sur fond de revendications éthiopiennes d’accès à la mer Rouge, notamment au port d’Assab.

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La guerre au Soudan, le rapprochement entre le Soudan, l’Égypte et l’Érythrée, ainsi que les différends autour du Nil augmentent les risques régionaux. Selon l’International Crisis Group, Addis-Abeba s’inquiète aussi de groupes armés transfrontaliers. Fin septembre 2026, Associated Press a rapporté que le chef d’état-major éthiopien accusait l’Érythrée, le Soudan et l’Égypte de soutenir les rebelles. Ce sont des accusations attribuées à leur auteur, et non une preuve indépendante d’un soutien de ces pays.

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Que sait-on du bilan humain ?

Aucun bilan humain vérifié des combats renouvelés de septembre 2026 n’est établi dans les comptes rendus cités. Associated Press rapporte une estimation de 500 000 morts civils pour la guerre de 2020–2022, attribuée à des chercheurs de l’Université de Gand. Cette estimation inclut les morts liées à la violence, à la famine et à l’effondrement des services de santé; elle ne constitue pas un bilan des affrontements actuels.

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